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| Steven Vidovic |
Steven Vidovic, 23 ans, ce compositeur melbournien plus étourdissant qu’étourdi, nous tombe dessus comme un poil dans la soupe indé française. Mais pas tant que ça, ce n’est pas pour rien qu’il installe ses sonorités à Paris avant de la fuir, des oreilles affûtées sont allées les chercher, et tant mieux! Une bombe est laissé au sein d’un récent label parisien plein de promesses : Cracki Records, 5 types dont l’intention n’a pour réponse qu’un franc merci de nous sublimer les tympans avec la musique d’un perçant Steven. L'EP Pegasus (en écoute après la suite) de Wiffle, un de ses groupes, est déjà sorti il y a peu sur BandCamp.
Je vois que tu es originaire de Melbourne, aujourd’hui à Berlin. À 23 ans, tu as déjà beaucoup déménagé. Pourquoi bouger autant ? Et pourquoi ces villes?
J'aime beaucoup voyager, être dans de nouveaux endroits, l'anonymat, rencontrer de nouvelles personnes et tout simplement m'amuser. Je suis allé à Stockholm en premier. J'aime vraiment la scène indé pop là-bas. Stockholm est une belle ville. Il y a tellement de grands artistes suédois. En même temps, je voulais finir mes études outre-mer en me concentrant sur ma musique et sa composition.
Où habites-tu en ce moment? Et quel serait le dernier arrêt de ton voyage?
Je vis à Berlin pour le moment. Je vais probablement rester ici. Donc, c'est mon dernier arrêt. Eh bien si je pouvais choisir un endroit pour élever des enfants, ça serait probablement ma maison, à Melbourne.
Tu as déjà lancé 3 projets musicaux à ce jour. Qu'est-ce qui te fait faire de la musique?
Eh bien, j'ai écrit des chansons pour une fille dont je suis tombé amoureux il y a plusieurs années. C’est ensuite devenu un projet. Aussi cucul que cela puisse paraître, cette histoire en est la raison principale. Mais à partir de là, j'ai progressé dans différents styles et commencé à apprécier le processus de production de mon propre matériel. Chaque projet est une évolution du précédent projet. J'ai commencé sur un style indé pop de base, qui a conduit à plus de danse expérimentale avec des mélodies en couches. Et mon projet actuel est peut-être un peu plus traditionnel avec une plus grande influence de la pop indé scandinave.
Tu es aussi et surtout l'un des piliers de Cracki Records, nouveau label parisien indépendant. Qui est derrière ce projet?
Oui. Je pense que ça va être une grande marque après quelques années de maturité. J'aime bien Isaac Illusion [autre groupe du label]. François Kraft [un des leader de Cracki Records] et son équipe font un très bon travail avec ce label. Ils ont une sensibilité musicale raffinée. Je suis donc très heureux d'être sur ce label, et d’assister à sa naissance.
Que penses-tu de la scène indépendante française? Comment t'y es-tu impliqué?
J'ai rencontré beaucoup de français à Stockholm. Nous partagions les mêmes goûts et j'ai découvert quelques artistes. Je ne connais pas beaucoup la scène indépendante française, mais je suis fan de plusieurs labels. Je me suis ensuite mêlé à cette scène grâce à ma musique, qui a intéressé les français. Voilà tout.
On remarque différentes sonorités en écoutant les 3 projets du label. Quelle est la direction artistique chez Cracki Records?
Je ne sais pas vraiment. Je fait de la musique en général sans trop penser à ce que je suis en train de faire. Mais je pense que Cracki trouve peu a peu une identité musicale. Tant que ça sonne bien...
2 des 3 projets du label t'impliquent, et pourtant, ils peuvent sembler très différents aussi, quelles sont tes influences?
Oui, ils ne sonnent pas tout à fait pareil. J'aime beaucoup de groupes indé alternatifs. Je dirais que je suis un grand fan de la programmation du festival Pitchfork @ Primavera, à Barcelone. On y trouve que des groupes que j'aime particulièrement. En ce moment j’écoute beaucoup Beach House, Atlas Sound, Kurt Vile et Casio Kids.
Quelle serait ta référence ultime? Celle que tu délaisserais en dernier? Et quel est l'artiste avec lequel tu souhaiterais collaborer en ce moment?
Je ne collabore jamais vraiment avec d’autres artistes. La musique est plus personnelle pour moi. J'ai été dans des groupes, mais aujourd’hui, je me sens plus à l'aise tout seul. J'aime faire de la musique avec des amis quand c’est juste pour le plaisir, lors de fêtes ou pour déconner.
Tes groupes, Wiffle & Whalerider ne sont pas les les premiers, tu tiens encore à ta première formation, Hoshi in the Clouds?
Pas vraiment. J'ai écrit des chansons pour ce projet. Mais je n'aime pas vraiment composer dans ce style. C'était amusant de le faire en même temps. Mais je préfère mes nouveaux projets.
Pegasus EP de Wiffle est sorti sur la plateforme BandCamp. À tous les niveaux, les européens ont-ils étés plus réceptif à ta musique que les australiens?
Oui certainement. Je pense que les européens ont beaucoup plus aimés Wiffle que les australiens.
Quels instruments utilises-tu pour composer?
J'utilise guitares électriques, basse, claviers, vocals pour Wiffle, samples. Whalerider est entièrement électronique par contre. Même s’il arrive qu’une guitare de temps en temps s’y immisce.
Que penses-tu de cette nouvelle façon de faire la promotion et de distribuer la musique? Penses-tu que l'industrie du disque va suivre cette tendance?
Je n'ai vraiment aucune idée. L'industrie est tellement grande, et dispersée. Être capable d'utiliser des sites tels que MySpace ou Bandcamp aide la musique à se propager. Myspace est quelque chose qui a aidé tant d'artistes ou d'amateurs de musique qui veulent juste partager un plaisir commun.
La liste d’artistes chez Cracki va-t-elle s’agrandir? Y a t-il un groupe qui t'intéresse ou qui est sur le point de signer pour le label?
Je ne crois pas, et je ne suis pas sûr en fait. Je pense que je vais juste continuer Whalerider pour le moment. Il y a beaucoup de matériel à achever.
Es-tu ouvert à d'autres styles de musique? Cracki signerait-il un groupe de hip-hop par exemple?
Oui certainement. Ce que j'aime au sujet de Cracki est leur goût général, qui mélange beaucoup de styles dont ils font écho sur leur blog. Donc, un groupe de hip-hop serait accueilli à bras ouverts.
Que pouvons-nous attendre de toi et de tes groupes dans les semaines qui suivent?
Rien. Je suis à Berlin. Je mange des kebabs, et je fait de la musique. En mode décontracté.
Tu aimes les donuts?
J’adore les donuts!
Steven Vidovic
Whalerider MySpace : http://www.myspace.com/whaleriderband
Wiffle MySpace : http://www.myspace.com/wiffleband
Wiffle BandCamp : http://wiffle.bandcamp.com/
Hoshi in the Clouds BandCamp : http://hoshiintheclouds.bandcamp.com/
Cracki Records MySpace : http://www.myspace.com/crackirecords
Cracki's World Blog : http://crackisworld.blogspot.com/

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